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vendredi 22 février 2013

1 LES VOYAGEURS DES MIROIRS de Kriss F.Gardaz

Titre : Les voyageurs des miroirs
Auteure :  Kriss F.Gardaz
Éditeur :  Auto Edition
Publié : 23/06/2012
Pages : 359













En vacances chez sa grand-mère dans un manoir que l'on dit un peu hanté, Rose Jersey, douze ans et demi, va découvrir une pièce secrète remplie de miroirs de sorcières, miroirs desquels il ne faut surtout pas s'approcher.
Curieuse, attirée par des pleurs semblant provenir d'un splendide miroir bleu, Rose est happée à l'intérieur et disparaît dans un autre monde. Son frère Andy, et Droopy le chat, vont volontairement la rejoindre pensant pouvoir la ramener.
Erreur! Un miroir de sorcières ne s'emprunte que dans un sens...
Dans quels mondes inconnus devront-ils vivre en attendant de trouver une porte de départ?
Les voyageurs des miroirs pourront-ils un jour rentrer chez eux?






Tout d'abord, je tiens à remercier l'auteure, Kriss F. Gardaz, de m'avoir gentiment envoyé son roman. Je possède une version auto-éditée et la bonne nouvelle est que ce livre va être réédité aux éditions du Préau vers Avril 2013 et j'espère de tout cœur que les éditions vont offrir à l'auteure une magnifique couverture qui reflétera parfaitement ses écrits.

Ce roman nous fait voyager de miroirs magiques en miroirs magiques ou plus exactement miroirs de sorcières, avec un trio de choc : Rose, son frère Andy et leur chat Droopy qui vont se retrouver plonger dans des mondes plus fantastiques les uns que les autres.
C'est en fouinant dans le grenier de leur grand mère qu'ils vont découvrir le miroir et comme on le voit dans tous les films fantastique, le grenier est vraiment le point d'ancrage de beaucoup d'histoires.

Le grenier est pour beaucoup, que ce soit en histoires de fictions ou réelles, le lieu d'enfance, l’endroit où l'on aime se réfugier ou aller fouiner dans l'espoir de débusquer des secrets de nos parents ou grands parents, qu'on ai eu un grenier ou pas d'ailleurs, il reste un lieu un peu mythique et incontournable.
Chaque miroir franchit les emmènent dans différentes aventures, leurs réservant à chaque traversée et dans chaque monde à découvrir son lot de problèmes et ils ne sont pas toujours accueillis par des créatures amicales.
A travers ces différents mondes, on y découvre différentes créatures chimériques comme des fées, des trolls, etc. 

J'ai aimé la plume de l'auteure , je trouve qu'elle nous fait voyager au sens littéral du terme ; elle nous embarque et refait naître l'enfant qui est en nous à travers tous ces mondes plein de figures imaginaires.
Pas le temps de s'ennuyer, le roman est rythmé et les pages se tournent très rapidement.

Merci pour cette découverte et qui fera certainement renaître chez plus d'un lecteur l'enfant qui est en eux .

lundi 18 février 2013

3 LA BOITE DE JUNE de Déborah Galopin

Titre : La boite de June
Auteure : Déborah Galopin
Editions Kirographaires 
Publié : 20 février 2012
232 pages 

                                





Lorsque June, jeune fille énigmatique et rêveuse, couche sur papier ce qui lui emplit le coeur et l’esprit, elle enveloppe ses mots d’émotions pour livrer des textes poignants. Personne torturée et constamment en quête d’elle-même, elle dévoile ses maux et ses sentiments les plus intimes à travers son journal, y mêlant amour, amitié, solitude et mal-être intérieur. La boîte de June est le récit quotidien d’une jeune fille qui pourrait bien se cacher au fond de tous, elle évoque les souffrances de l’adolescence et les réflexions sur l’essence même de la vie. Perdue parmi l’encre de ses mots, elle n’aspire qu’à une chose : être en paix et en harmonie avec son âme.






La boite de June est le premier roman de Deborah Galopin.
Roman qu'elle m'a gentiment et généreusement confié pour le chroniquer, sur ce dernier point je m'excuse au près de l'auteure d'avoirs mis un peu plus de temps que prévu pour le lire, j'ai été un peu (voir beaucoup) débordée par d'autres arrivées livresques et d'autres points plus  personnels.
Alors un grand merci pour ta patience Déborah et ta compréhension.

Il paraît difficile de juger un roman qui en fait se révèle être avant tout un journal intime, celui même de l'auteure Déborah qui se cache derrière le pseudonyme de June.
C'est un peu dur vis a vis de l'auteure d’émettre un jugement sur ses écrits concernant sa vie mais c'est le rôle qui m'a été confié alors j'y vais !

Comme je le vous disais il s'agit d'un roman qui joue le rôle du journal intime, à travers ses écrits, l'auteure nous raconte ce qui se passe dans sa vie, de sa transition à l'age adulte, quand on devient une jeune femme.
Le roman qui fait 280 pages est concentré sur une période de 2 ans, June se livre, se confie, on traverse avec elle au fil des pages ses doutes, ses peurs, ses tourments.
Elle est représentative de nous tous à cette période de notre vie, on se pose beaucoup de questions, on se plaint et tout ses sentiments June à besoin qu'ils sortent et c'est pour cela qu'elle couche toutes ses préoccupations sur le papier.

Nous avons tous ou presque, un jour, posé sur le papier tout ce qu'il se passait dans notre tête, mais non dans le but que ce soit lu comme le sont pour la plupart du temps le but de tous journaux intimes.
En toute franchise je ne suis pas une adepte des romans autobiographiques, journaux intimes sauf quand ça retrace un destin extraordinaire ou le destin d'un héros/héroïne de l'histoire.

Je ne juge pas le partit prit de l'auteur là dessus mais à certains moments je trouvais que June était trop dans la lamentation, j'ai trouvé ça un peu lourd à lire les passages ou elle se plaint.
Personnellement mon humeur joue beaucoup sur mes lectures, alors peut être que mon tempérament  actuel n'était pas ouvert à ça.

Je trouve que pour un premier roman l'auteure s'en tire très bien surtout elle a pris des risques en commençant par ce mode journal intime, que de confidences.
J'ai apprécié sa plume, son écriture est fluide, les pages se tournent vite et sa façon d'écrire est par moment assez poétique et mélodieuse.
J'ai aimé les références modernes de groupes de musique et de films, ça permet au lecteur de se sentir plus proche de l'auteur car sans les dialogues on peut se sentir un peu exclu de ce mode de narration.
Autre point positif : La couverture, elle est magnifique, vraiment bien travaillée, une belle pièce dans une bibliothèque.

En toute franchise ce premier roman ne m'a pas pas transportée comme je l'ai dis plus haut c'est la forme autobiographique / journal intime qui m'a freinée et sûrement mon état d'esprit actuel qui a besoin de s'échapper dans des horizons beaucoup plus lointain.
Peut être pour un prochain roman ?!



jeudi 31 janvier 2013

1 VERSION BETA, Rachel Cohn

Titre VF : Version Beta, Tome 1
Titre VO :  Beta, book 1
Auteur : Rachel Cohn
Editions : Robert Laffont
Collection R
Publié le : 29 novembre 2012
432 pages












Née à seize ans, Elysia a été créée en laboratoire. Elle est une version BETA, un sublime modèle expérimental de clone adolescent, une parfaite coquille vide sans âme.
La mission d Elysia : servir les habitants de Demesne, une île paradisiaque réservée aux plus grandes fortunes de la planète. Les paysages enchanteurs y ont été entièrement façonnés pour atteindre la perfection tropicale. L'air même y agit tel un euphorisant, contre lequel seuls les serviteurs de l'île sont immunisés.
Mais lorsqu elle est achetée par un couple, Elysia découvre bientôt que ce petit monde sans contraintes a corrompu les milliardaires. Et quand elle devient objet de désir, elle soupçonne que les versions BETA ne sont pas si parfaites : conçue pour être insensible, Elysia commence en effet à éprouver des émotions violentes. Colère, solitude, terreur... amour.
Si quelqu'un s'aperçoit de son défaut, elle risque pire que la mort : l'oubli de sa passion naissante pour un jeune officier...






Je suis toujours très enthousiaste à l'idée de découvrir les nouveautés de la Collection R, d'autant plus qu'une nouvelle fois la couverture est vraiment magnifique.
Je tiens à m'attarder sur la qualité de cette couverture, quand vous avez en main le roman, vous pouvez, que ce soit au toucher ou à la vue, admirer un aspect métal brossé dans les tons mauves.
Cette jeune femme aux iris fuchsias avec un tatouage sur la tempe, franchement, je suis en admiration, voir hypnotisée.

Revenons justement à cette jeune femme de la couverture, Elysia, ou devrais-je dire jeune clone qui vient d'être reproduite à l'image de son Originale.
Les clones comme Elysia sont reproduis à partir de personnes décédées, à une différence près, les clones, eux, n'ont pas d'âmes, ne ressentent rien, aucune émotion. D'ailleurs sur ce dernier point, j’émettais dès le départ quelques réserves sur le livre car je trouvais que ce point précis me faisait trop penser au roman Glitch de la même collection (Collection R).
Elysia est un clone rare, elle est une version Bétâ, faite a partir d'une adolescente, ce qui la rend très spéciale et unique.
Les clones sur l’île de Demesne n'étaient jusqu'ici que des clones adultes alors quand la femme du Gouverneur va découvrir Elysia dans une boutique, elle va se la procurer pour pouvoir se vanter de sa « pièce unique » et remplacer ainsi leurs filles à eux, partis vivre sa vie bien loin de sa famille et de l’île.
Demesne, île parfaite par son air qu'on y respire et même l'eau dans laquelle on se baigne, mais tout ce qui en apparence semble sublime et irréprochable, regorge de secrets, de mensonges et de non-dits.

J'ai aimé le personnage d'Elysia que l'on voit évoluer à chaque page ; elle débute comme simple clone, obéit bien gentiment et docilement comme elle doit le faire, elle est là pour satisfaire les moindres désirs de ses acquéreurs, ce qui va lui valoir de se retrouver dans des situations plus qu’inconfortable. 
Mais elle va évoluer et devenir une battante et faire de ses défaillances une force.
Car Elysia va ressentir des émotions, le goût des aliments va envahir ses papilles, tout ce qui jusqu'ici était impossible pour les clones, Elysia va le découvrir. Elle va éprouver et ressentir des sentiments et émotions mais ce ne sera pas sans conséquences.....

Il y a beaucoup de personnages secondaires, de la famille du Gouverneur aux anciens ami(e)s de leur fille qui maintenant prennent sous leur aile Elysia en guise de remplaçante, ils sont très nombreux. .
D'autres employés au sein de la maison du Gouverneur, eux aussi sont des clones et auront leurs petites doses de révélations au cours du récit.

J'ai hâte de découvrir la suite car la fin de ce premier tome est à se tirer les cheveux, c'est injuste de nous laisser comme ça. LOL
Merci une nouvelle fois à la Collection R qui arrive à m'emmener dans des univers littéraires qui ne m'attiraient pas auparavant, comme la Fantasy ou la Science-Fiction, est-ce le côté YA qui me fait aimer ces genres, je ne sais pas mais j'en redemande !







jeudi 24 janvier 2013

1 LA FILLE DE BRAISES ET DE RONCES de Rae Carson

Editions Robert Laffont
Collection R 
Publié le : 9 Février 2012
Pages : 401




Quatrième de couverture :

Princesse d'Orovalle, Elisa est l'unique gardienne de la Pierre Sacrée. Bien qu'elle porte le joyau à son nombril, signe qu'elle a été choisie pour une destinée hors normes, Elisa a déçu les attentes de son peuple, qui ne voit en elle qu'une jeune fille paresseuse, inutile et enveloppée. Le jour de ses seize ans, son père la marie à un souverain de vingt ans son aîné. Elisa commence alors une nouvelle existence loin des siens, dans un royaume de dunes menacé par un ennemi sanguinaire prêt à tout pour s'emparer de sa Pierre Sacrée. Délaissée, humiliée, la princesse devra s'affirmer au milieu des intrigues de la cour, du grondement d'une guerre inévitable et des mirages de l'amour. Il lui faudra puiser en elle le courage nécessaire à sa survie et à celle de son peuple. Accepter enfin d'être l'Elue de son propre destin.

Mon avis : 


J'avoue que mes aménagements incessants pour trouver une place à mes livres qui se veulent de plus en plus nombreux, on fait que ce livre s'est retrouvé malheureusement étouffé sous une pile et oublié.
Mais, maintenant que mon impardonnable erreur est corrigée je vais pouvoir vous parler du livre qui à la base n'est pas un de mes genres préférés, il en est même très loin, car je ne suis pas fan du genre Fantasy.
Encore une fois la Collection R sait nous envoûter avec une couverture sublime m'étant bien en valeur un élément  important du roman.

Ce roman est découpé en 3 parties biens distinctes, dans la première on découvre Elisa qui épouse le roi Alejandro, mariage de connivence comme on les connaît à cette époque, pour des alliances de royaumes en période de guerre.
Dans cette partie on l'accompagne dans sa découverte de ce nouveau royaume, loin de chez elle.
Elisa n'est pas une princesse type comme on nous sert dans les livres depuis des millénaires, elle n'est pas la jolie blonde, potiche, mince qui fait office de belle plante aux côtés de son roi.
C'est une jeune femme très gourmande, elle a notamment du mal à se retenir face aux pâtisseries, elle aime la bonne nourriture.
Elle doit encaisser les regards et remarques sur sa silhouette enrobée, mais Elisa va surprendre à bien des niveaux, aux oubliettes sa silhouette, cette jeune femme est surtout très cultivée, elle lit beaucoup et son intelligence va lui servir tout le long du roman et faire d'elle une Reine bien plus futée que son Roi.
Je l'ai trouvée drôle aussi, beaucoup d’auto dérision et de malice.

La seconde partie se situe dans le désert, là on va découvrir une Elisa battante qui ne lâche rien, elle va aller au devant des différents peuples et se retrouver dans plusieurs situations périlleuses, même très risquée, n'hésitant pas à braver le danger au péril de sa vie.
Dans cette partie l'auteure a su me transporter dans ce paysage sableux, j'avais l'impression d'y être dans ce désert avec cette chaleur étouffante.

La troisième partie est très riche, elle réunit les 2 premières et les présente même en confrontation.
Deux univers vont s'affronter, se livrer bataille, on retrouve le côté médiévale de la cour et toutes ces parties sont comme liées entre elle par la Fantasy.
J'ai aimé ce mélange de genres, l'auteur nous embarque aussi bien dans un côté historique, puis plus moyenâgeux tout ça orchestré avec de la magie.

J'ai adoré tout simplement, mais vraiment je n'aurais jamais cru aimer autant un livre de ce genre, ce n'est pas un coup de cœur mais ça aurait pu il a du me manquer un petit je ne sais quoi, que je n'arrive pas à nommer.
Je suis sous le charme d'Elisa, voilà enfin une HÉROÏNE digne de ce nom, peu conforme, qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, qui relève les défis pour montrer de quoi elle est capable, qui ne pense pas qu'à elle non loin de là, elle met sa vie en danger pour sauver celles des autres.
Pas de coup de cœur pour l'histoire même si j'ai adoré de A à Z, lu en même pas 2 jours, mais alors un ÉNORME coup de cœur pour ELISA.

J'ai hâte de lire la suite.





lundi 21 janvier 2013

1 CLAIRVOYANCE d'Amélie SARN

Editions : J'ai Lu
Collection : Thriller Jeunesse
Publié le : 7 novembre 2012
Pages : 219

    L'auteure en image :


Quatrième de couverture : 

Ses poignets sont attachés. Serrés. Ses chevilles également. La peur est là, à présent. Au même moment, le goût. Celui du sang dans sa bouche. Et des souvenirs. Trois coups frappés au carreau. Le visage derrière la vitre. Et une main, avec une boîte en plastique débordant de framboises. Elle sourit et va ouvrir la porte...

Mon avis : 

Les Thrillers, un univers que je connais bien mais peut-être un peu moins dans la section jeunesse.
La couverture attise la curiosité de par l'image et les phrases clefs qui l'accompagne.
J'aime ce style de couverture que nous offrent depuis peu les Éditions J'ai Lu.
Ce roman me faisait très envie et ayant découvert l'auteure par le roman LES PROIES, j'avais hâte de la retrouver dans ce registre bien différent du premier.

Nous découvrons à travers ce roman, Emma le personnage principale du roman, une jeune lycéenne qui voit sa vie changer après la séparation de ses parents.
Séparation qui la rend folle de rage car sa mère continue de se comporter comme si de rien n'était et lui donne à peine les raisons du départ de son père.
Avec sa mère, elles emménagent dans une petite ville du nom de Mondeleau où Emma va devoir se reconstruire une nouvelle vie et essayer de se faire accepter, à la fois, au sein de son nouvel établissement et par ses nouveaux camarades.
Sur ces derniers points, tout ce passe pour le mieux. Emma sympathise très vite avec une jeune fille de son âge, Anais. Cette dernière intègre Emma à son groupe d'amis et aide ainsi la petite nouvelle à faire sa transition avec douceur.

Des choses étranges vont alors commencer à se passer, et ces phénomènes vont se dérouler dans la nouvelle maison que la maman d'Emma à louer, maison qui possède sa propre histoire aussi surprenante que sordide.
Emma fait des rêves dans lesquels elle est dans la peau d'une autre jeune fille ; en touchant certains endroits dans la maison elle est ainsi projetée dans une scène, comme si elle rêvait éveillée.
Elle a l'impression de vivre, ou de revivre, des événements dans la peau de cette jeune fille du nom de  Charlotte. Elle voit les choses à travers ses yeux, comme si cette dernière voulait qu'elle rassemble les pièces d'un puzzle, jusqu'ici bien emmêlé.
Emma va se sentir investit d'une mission et se lancer dans une enquête sur cette jeune fille qui l'a précédée dans cette maison et sur son histoire.

J'ai retrouvé l'écriture fluide de l'auteure que j'avais appréciée dans son précédent roman. J'ai trouvé que pour un thriller jeunesse, l'auteure a su tout en étant dans une intrigue simple et loin des sordides thrillers pour adulte, maintenir un vrai suspens, une intrigue qui tient la route malgré le côté facile du à l’accès de ce  roman aux plus jeunes lecteurs.
J'ai été même surprise du final, car j'étais persuadée vers la page 50 d'avoir découvert le personnage sur lequel repose le doute et figurez vous que je me suis totalement trompée LOL

Un bon thriller jeunesse abordable par des jeunes lecteurs à partir de 13/14 ans je pense !
Avec plaisir je lirai le second tome, d'ailleurs je me demande si ça va être avec les mêmes personnages et quelle intrigue l'auteure nous réserve.



mardi 15 janvier 2013

5 Qui est Terra Wilder ? ANNE ROBILLARD


Editions : Michel Lafon
Publié : 3 Janvier 2013
Genre : Jeunesse/Fantastique
Pages : 480

   L'auteure en image :



Quatrième de couverture : 


Souhaitant oublier l’accident tragique dans lequel il a perdu sa femme et qui a failli lui coûter la vie, Terra Wilder s’installe à Little Rock, une petite ville tranquille du Canada, afin d’y enseigner la philosophie. Ce nouveau projet va lui permettre de se reconstruire. Du moins l’espère-t-il.
Or dès son arrivée, d’étranges phénomènes se produisent : ses étudiants se mettent à le vénérer, les arbres cherchent à l’agripper sur son passage, le fantôme de son épouse vient le hanter. Il découvre aussi que ses mains possèdent un pouvoir de guérison. Coïncidence ? Fatalité ?
Alors que Terra s’adapte enfin à son quotidien, le passé ressurgit comme un cauchemar, l’obligeant à replonger dans le projet secret sur lequel il travaillait aux États-Unis avant l’accident. Et si cet homme mystérieux était bien plus qu’un simple scientifique devenu professeur de philosophie ?
« Connais-toi toi-même »



Mon avis : 


Voici une chronique assez complexe à rédiger de part mon ressenti très mitigé. Je suis partie sans a priori, aucun, car je ne connaissais pas l'auteur, je n'avais jamais eu l’occasion de lire ses romans avant celui ci.
Je partais même confiante, car beaucoup font l'éloge de son talent et la recommande vivement, j'avais donc hâte d'entamer et de découvrir ce roman.

Ce roman nous fait rencontrer le fameux Terra Wilder, un homme assez spécial, très mystérieux.
Il débarque à Little Rock pour y enseigner la philosophie et redémarrer ainsi une nouvelle vie.
En effet Terra essaie de se reconstruire après un terrible accident de voiture qui coûta la vie à sa femme Sarah et qui fit de lui un homme « artificiel ».
Depuis cet accident Terra à une partie de ses jambes à moitié synthétique et ces dernières le font atrocement souffrir.

A son arrivée dans cette petite ville du Canada, Terra va être confronté à des événements peu banals ; les arbres essayent de le toucher à son passage, une étrange lumière surgit de ses mains et ses élèves réputés pour être de vrais durs à cuire se révèlent à son contact, plus disciplinés que jamais, comme si ils vénéraient un maître. Le plus troublant reste encore l'apparition de sa défunte femme Sarah, qui apparaît et disparaît au bon vouloir de celle ci et à la demande de Terra.

Dès le départ j'ai aimé que le personnage principal ne soit pas quelqu'un comme les autres, il a un sacré caractère, on peut le comprendre quand on sait son passif !
C'est un homme d'age mur, avec un certain charisme, c'est rare aussi de voir un protagoniste torturé aussi bien physiquement que moralement.
Tous les personnages m'ont plus, de ce côté là je n'ai rien à reproché, que ce soit Terra ou tous les autres personnages secondaires, ils ont une personnalité bien affirmée et différente à chacun qui les rend unique.

Je n'ai rien à reprocher non plus à la plume de l'auteure, c'est fluide peut être par moments un peu trop de descriptions inutiles à mon goût, ça se lit vite et bien mais moi je n'ai pas adhéré du tout à l'histoire en elle même.
Par moments j'ai trouvé un peu gros que tout le monde accepte aussi facilement de voir un homme se faire « absorber » par un arbre, de la lumière qui surgit de ses mains et le pouvoir qu'il détient soit si bien assimilé par ses amis et collègues, tout le côté divin et miraculeux ce n'est pas mon fort.

Quand on rentre encore plus dans le récit et que certains attraits d'une époque chevaleresque sont abordés et vont être un élément clé du roman , c'est pour moi une encore plus grosse déception car c'est une époque qui ne m'attire pas du tout, bien que je comprenne que ça puisse passionner nombres d'entre vous, personnellement ça a suffit à me faire passer d'une curiosité certaine à un ennui ferme.
Oui par moment j'ai trouvé ça assez long et plus il était question de l'époque que j'évoque (sans vraiment l’évoquer car attention sinon spoiler et représailles de la blogosphère LOL), plus je me désintéressais du roman.

Donc pour résumer mon ressenti c'est une déception pour moi, je n'ai pas adhéré au noyau même qui fait l'histoire et j'en suis très déçue car j'arrivais néanmoins à m'attacher aux personnages, qui eux sont vraiment intéressants.


jeudi 27 décembre 2012

1 A DECOUVERT HARLAN COBEN

Editions : Fleuve noir
Publié le : 6 septembre 2012
Pages : 279

                 L'auteur :




Quatrième de couverture :

Mickey est en colère. Des événements tragiques l'obligent à vivre temporairement chez son oncle Myron, qu'il croit au moins en partie responsable de sa situation. En plus, Ashley, sa nouvelle petite amie, n'est pas venue en cours depuis des jours et ne donne plus signe de vie. Pire, à l'adresse où elle habitait personne ne semble la connaître. Mickey, qui a déjà vécu trop de séparations douloureuses, refuse de se laisser faire encore une fois. Il découvre bientôt qu'Ashley n'était pas vraiment la jeune fille timide dont il était tombé amoureux et qu'elle fréquentait un milieux dangereux. Mais, comme son oncle, il est tenace et peu regardant sur sa propre sécurité, jusqu'au moment où ses recherches ébranlent tout ce qu'il croyait savoir sur sa famille et mettent au jour une machination qui dépasse de loin tout ce qu'il pouvait imaginer. Mickey va avoir besoin d'aide... mais n'est-il pas déjà trop tard?

Mon avis : 


J'aime ces périodes où j’enchaîne les lectures plaisantes, qui me font du bien et dont je ressors pleinement conquise.
Un univers littéraire qui me plaît et qui m'offre des enquêtes pleines de suspens et de rebondissements.
Je découvre à travers ce titre pour la première fois, Harlan Coben. Et oui, j'entends d'ici les fans comme moi de thrillers, qui crient au scandale LOL. Ce n'est pas faute d'avoir beaucoup de romans dans ma PAL de cet écrivain, mais j'avoue que mes lectures prioritaires ont pris le dessus et je n'ai, de ce fait, pas encore eu le temps de les lire.

J'avais une légère appréhension en commençant ce titre. Cet auteur a donc écrit énormément de romans et mis en scène différents personnages centraux. N'ayant encore jamais lu aucun titres, j'ai eu peur de me sentir paumée au milieu de leurs univers.

Premier point très positif, l'auteur fait des rappels sur les histoires de ces personnages, comme ici, où il met en scène Mickey, le neveu de Myron Bolitar. Ce dernier (Myron) est LE personnage de ses enquêtes dans les autres titres.
Je trouve ça vraiment bien de faire des piqûres de rappel et de se mettre à la place de ceux qui ne connaissent pas ses personnages favoris. De ce fait, j'ai pu entrer dans ce récit avec beaucoup de facilité et savourer cette enquête.

Une nouvelle saga qui commence avec pour personnage principal Mickey, un adolescent que la vie n'a pas épargné.
J'ai été ravis que l'auteur revienne sur son passé pour faciliter la compréhension de son intrigue et ainsi ne pas laisser le lecteur au bord de la route.
Mickey nous embarque dans une enquête sans temps mort, il part à la recherche de sa petite amie Ashley, disparue du jour au lendemain.
Elle laisse derrière elle beaucoup de questions sans réponses, et plus Mickey va essayer de la retrouver, plus elle va sembler s'éloigner et ne pas être celle qu'il croyait connaître.

Il embarque dans sa course folle un ami un peu Geek : Spoon, et Ema une jeune fille au look très gothique, noir, toujours tout en noir de son maquillage aux bout des ongles, ils vont à leurs manières montrer beaucoup d’intérêts à l'enquête de leur ami et lui apporter toute l'aide nécessaire, quitte à se mettre eux mêmes en danger.

Mon premier Harlan Coben et pour sur, pas mon dernier. J'ai adoré le style de l'auteur, il sait nous embarquer et rendre l'aventure de son héros vraiment passionnante. Il manie avec brio les rebondissements et révélations en tous genres.
Je ne m'attendais à rien, je n'avais pour une fois rien deviné et j'ai tout aimé du début à la fin, que ce soit le côté plus personnel des protagonistes que les enquêtes où ils se sont embarqués.

Merci infiniment pour cette découverte, j'ai hâte de sortir de ma PAL les autres romans de cet auteur.
Vraiment pressée également que sortent de nouvelles enquêtes avec ce jeune détective, je me ferais un plaisir de les lire.



 








mercredi 19 décembre 2012

4 Les Proies d'Amélie Sarn

Éditeur : Milan (Macadam)
Publié : 16 août 2012
Pages : 384

      L'auteur vous sourit : 


Quatrième de couverture :


Jusqu'à ce vendredi de novembre, le plus gros problème de Margot était que Lucas, l'amour de sa vie, avait couché avec Pauline, sa meilleure amie. C'était jusqu'à ce vendredi.
Car, le même jour, un problème encore plus gros a surgi. Plus terrifiant. Plus mortel. Ce vendredi-là, les zombies ont envahi la ville. Et Margot, Pauline et Lucas sont devenus des proies...

Mon avis : 


Ce roman est le premier du genre que je lis, et je ne suis pas déçue. J'ai lu ce roman très rapidement, en une journée !
L'histoire commence en nous faisant faire la connaissance des personnages qui en seront les protagonistes.

Margot, jeune lycéenne sans histoires, mène une vie plutôt tranquille jusqu'au jour où un des ses professeurs s'écroule en salle de classe, vomissant du sang et tombant raide morte quelques instants plus tard.
Ce qui devait être une journée comme les autres va se transformer en cauchemar pour notre première héroïne. Les morts s'accumulent en masse dans sa ville, aux informations ils parlent d'épidémie.
Cherchant à joindre son petit ami, elle découvre pendant cette sordide journée que celui ci la trompe avec sa meilleure amie Pauline. Mais l'heure est grave, elle va devoir prendre sur elle et revoir ses priorités. La ville est envahies de Zombies et pour l'heure, il est question de survie et pas d'états d’âmes.

Au même moment, un petit garçon, Enzo, se retrouve enfermé dans la bibliothèque. Un armurier de père en fils, Roger, va devoir abandonner sa boutique aux flammes durant ce chaos.
Personnages auxquels on peut rajouter Thierry, le père de Margot, rongés par des TOCS depuis la mort de son épouse, et Ava, la pimbêche qui fréquente le même établissement que Margot.
Ils vont devoir se soutenir et faire avec les défauts et caractères des uns et des autres. Leur vie ne tient qu'à un fil et ils vont devoir s'armer de courage et d’efficacité pour fuir les morts-vivants. Mais ce ne sera pas sans pertes, ni révélations ou déceptions.

C'est une réussite pour mon entrée dans le monde des Zombies, comme je l'ai évoqué plus haut, c'est la première histoire de morts vivants que je lis, pas plus attirée que ça par ces nouvelles créatures du monde littéraire, je ne regrette pas d'avoir sauté le pas.

L'auteur a su tout le long du récit jouer avec les différents acteurs, ayant chacun leurs rôles à jouer, les rebondissements sont nombreux et pas le temps de s'ennuyer dans ce monde dévasté.
J'ai apprécié que les scènes qui décrivent l'état physique des zombies ou encore les moments où ils sont tués, ne soient pas écœurantes. Ça reste dégoûtant car le zombie est loin d’être glamour, mais tout ça est écrit proprement, mais pas trop, juste ce qu'il faut pour bien imaginer le contexte sans redouter de se le représenter.

Encore un agréable moment de lecture, que demander de plus ?













4 Night School T2 L'héritage

Éditeur : Robert Laffont
Collection : Collection
Publié : 22 novembre 2012
Pages : 414

   L'auteur vous sourit  :



Quatrième de couverture :

Humiliée de devoir la vie sauve à d'autres qu'elle-même, Allie Sheridan finit par rejoindre en automne les rangs de la très sélective Night School. Commence alors le véritable apprentissage aux côtés du troublant Carter et du sulfureux Sylvain...
La société secrète combine cours de self-défense aux cadences infernales et entraînement à la survie digne des commandos d'élite. À Cimmeria, les pensionnaires doivent s'exercer à vivre comme les impitoyables personnages de pouvoir qu'ils sont appelés à devenir : politiciens de haute volée, PDG de multinationales ou conseillers de l'ombre.
Et le message de la Night School est clair : pour pouvoir dominer le monde, il faut renoncer à toute vie privée et se dévouer corps et âme à l'Organisation. Mais que faire quand l'amour et la mort s'invitent au bal des menteurs ?

Mon avis :


Ayant beaucoup apprécié le 1er Tome de cette saga, j'avais vraiment hâte de découvrir la suite et de retrouver les protagonistes.
Petite note sur la couverture, je la trouve aussi belle et soignée que la première, et je trouve qu'elle reflète bien le nouvel état esprit d'Allie, l’héroïne de Night School.
D'ailleurs la Collection R sait nous ensorceler, car leurs couvertures sont vraiment très attrayantes !

Whaou, ce second tome est renversant, nous sommes plongés dès les premières pages dans l'action, ça commence très fort et ça ne s'arrête plus.
Après avoir survécu aux évènements du premier tome, on retrouve Allie dans une mauvaise posture, qui va l'obliger à rentrer plus tôt à Cimmeria pour sa sécurité. Ce qui ne la dérange pas, bien au contraire.
Maintenant intégrée à la Night School, elle doit s’entraîner et effectuer les rondes comme les autres membres, et se voit attribuer une drôle de partenaire, Zoé, dont j'ai d'ailleurs beaucoup apprécié la fraîcheur et la spontanéité.
Étant bien plus jeune que ces acolytes, la jeune Zoé n'en est pas moins à la traîne et devance même son binôme sur les entraînements.

L'histoire est aussi bien rythmée par les complots que par les activités plus ordinaires des élèves (j'ai adoré l'idée du tennis nocturne par exemple, ils m'ont donné envie d'en faire et j'irai même plus loin, en vous disant que j'aurai adoré être dans ce pensionnat !!).

J'ai trouvé Allie bien plus affirmée dans ce second tome, elle arrive à mieux gérer ses crises de panique, elle affronte ses ennemis et ne recule devant rien pour aider ses ami(e)s, et sans oublier ses histoires de cœur. Notre héroïne a bien du mal à se décider entre deux jeunes hommes sur ce sujet, elle est beaucoup plus instable et a du mal à  prendre une décision. D'ailleurs, jusqu'à la fin du roman, on se demande lequel de Sylvain ou Carter aura grâce à ses yeux !

Ce tome est plein de révélations, on lève le voile sur certains secrets, même si on devine que l'auteur nous réserve à mon humble avis quelques belles surprises, j'ai lu ce tome très rapidement.
J'ai retrouvé avec grand plaisir l’écriture fluide et agréable de l'auteur, qui sait nous embarquer à Cimmeria et arrive à nous faire regretter de lire aussi vite ses romans et quitter cette école très spéciale.
Je suis conquise par cette école et ses élèves, tout les personnages ont leur particularité, je n'ai qu'une chose à ajouter : vivement la suite !!









mercredi 14 novembre 2012

6 CONFUSION de Cat Clarke

Éditeur : Robert Laffont                                                  
Collection R
Genre : Young Adult 
Publié : 18 octobre 2012
Pages : 419 
               
    L'auteur en image :

Quatrième de couverture :


Grace, 17 ans, se réveille enfermée dans une pièce toute blanche où se trouve une table avec du papier et des stylos.
Se confier à la page blanche lui permettra-t-il de trouver la clef de sa prison ?
Le soir même où elle a décidé de se suicider, Grace fait la rencontre d'Ethan. Après une bouteille de vodka en guise de dernier repas, elle se réveille enfermée dans une mystérieuse pièce blanche avec le jeune homme pour geôlier. Ce dernier lui apporte alors stylo et papier afin qu'elle couche par écrit les méandres de sa vie. À première vue, celle-ci semble tout ce qu'il y a de normal. Grace a une meilleure amie, Sal ; un petit ami, Nat. Mais comme elle l'écrit : « C'est quand je suis seule que le doute s'immisce, c'est comme ça depuis des années. Tant que je suis entourée, je peux faire semblant que tout va bien. Mais il me faut ce public pour jouer la comédie. Sinon ça ne marche pas. Seule, je ne suis pas si facile à tromper. » À mesure que les jours défilent, on comprend le désespoir qui a poussé Grace à vouloir s'ôter la vie. Sa façade enjouée de fêtarde cache bien des fêlures : elle s'entaille depuis qu'elle a 15 ans, se saoûle régulièrement, et couche avec tous les garçons qu'elle croise. Son père qui l'a abandonnée lui manque cruellement, et elle en veut à sa mère froide et distante. Tandis qu'Ethan se contente de la nourrir et de la pousser toujours plus à écrire, Grace nous confie ses rêves, alors que son séjour s'éternise. Peu à peu, ses questions trouvent des réponses, et elle sent qu'elle s'apprête à toucher du doigt le fin mot de l'histoire, de son histoire.



Mon avis :


Un titre de la collection R qui par son synopsis et sa couverture me faisait languir d'impatience.
Je salue d'entrée la magnifique couverture car j'admire, comme ma consœur de blog Pomme Book, les artistes, tel que Brooke Shaden, qui ont réalisé cette sublime photographie.
Une fois de plus, j'ai eu la chance de découvrir un titre de la collection R, à qui vous pouvez faire grandement confiance dans leurs choix éditoriaux. Depuis le début de cette aventure avec eux, je n'ai lu que de bons romans et je les en remercie.

Confusion m'a un peu perturbé dans certains passages et évènements qui touchent l’héroïne. C'est aussi ça la littérature. On peut rencontrer des personnages qui ont vécu de près ou de loin des choses similaires aux vôtres, même si ce n'est ici que fiction, .

Le récit nous plonge tout de suite dans l'atmosphère huis clos aux côtés de Grâce.
Cette dernière découvre à son réveil (après une violente cuite), qu'elle a été kidnappée et qu'elle est donc retenue prisonnière par Ethan, rencontré lors de sa soirée arrosée.
Ce dernier la retient dans une pièce assez étrange. Tout y est Blanc : les murs, les meubles et les objets.
Il la traite bien , la nourrit, lave ses vêtements, mais détourne ses questions et y répond sans vraiment y répondre !
Trône sur une table une pile de feuilles blanches vierges et des stylos !
Lassée même par l'idée de fuir, elle va essayer de comprendre les raisons de sa présence ici et commence à se confier sur papier.

Là où commence les confessions par écrit, nous découvrons donc la vie, le passé de notre protagoniste, sur les trois derniers mois avant sa détention par Ethan.
Grâce n'est pas le genre d’héroïne que nous avons l'habitude de côtoyer dans ce genre de roman, elle est même tout le contraire. C'est une jeune fille qui aime s'enivrer et se donner aux garçons qui veulent d'elle sans sentiments. Elle ne réfléchit pas avant de parler et se trouve être assez cru et blessante la plupart du temps, sans vraiment s'en rendre compte!
Elle se détruit, se décrit comme un monstre et paradoxalement trouve ce qu'elle fait normal.
On peut avoir du mal à comprendre comment une jeune fille peut avoir ce quotidien, mais en nous racontant sa vie nous pouvons mieux cerner Grâce.

C'est un livre à découvrir, en dire trop gâcherait tout,. Car même s'il est vrai que certaines choses sautent aux yeux, je me suis laissée prendre au jeu, j'ai suivis avec grande attention les histoires de Grâce.
J'ai aimé ce personnage, j'ai aimé son imperfection et sa facilité à masquer ses souffrances, elle m'a touchée (un peu trop peut-être) et je me suis retrouvée en elle. Beaucoup seront étonnés de cette dernière phrase, étant donné le passif de ce personnage, mais c'est comme ça. Selon nos expériences de vie, on est plus ou moins sensibles à certains personnages ou à ce qu'ils représentent !

J'ai trouvé la plume de l'auteur très fluide et elle donne beaucoup de rythme à son récit avec les allers retours présent-passé. J'aime quand c'est bien mené, qu'on ne s'y perd pas, et c'est le cas pour ce roman.
J'apprécie que l'auteur décrive aussi bien,et avec beaucoup d'empathie, les malheurs des adolescents, leurs malaises à cet âge, cette façon qu'on a, dans cette période ingrate de notre vie, de nous sentir mal aimé, pas à notre place, un sujet trop souvent pris à la légère, alors que c'est un sujet réel de société.

Consciente que ce roman ne révolutionne aucun genre ni aucun style, j'ai tout simplement aimé sans grand coup de cœur mais pas déçue pour autant. Une lecture plaisante et que j'ai été ravie de découvrir, un peu bouleversante quand même!















lundi 15 octobre 2012

8 Wake, tome 1 de Lisa McMann

Editions : La Martinière Jeunesse
Publié : 13 septembre 2012
Genre : Jeunesse
Pages : 210

Quatrième de couverture : 

Quand les autres s'endorment et plongent dans leurs rêves, le cauchemar de Janie commence.
De quoi sont faits nos rêves ? Que se passerait-il si quelqu'un pouvait entrer dans ces histoires folles qui agitent nos nuits ?

Depuis qu'elle a cinq ans, Janie Hannagan porte un lourd secret : quand les autres s'endorment près d'elle, elle perd connaissance pour être entraînée dans leurs songes. Témoin de leurs terreurs nocturnes, elle voudrait les aider, mais comment faire ?

En se confiant à Cabel, Janie croit trouver l'âme soeur et espère sortir de sa solitude. Mais ses rêves à lui se révèlent si troubles et inquiétants qu'elle prend peur... A-t-elle fait le bon choix en choisissant ce garçon-là ?

Un hypnotisant voyage au coeur de l'univers onirique.

Mon avis :

Une quatrième de couverture très prometteuse, qui me donnait vraiment envie de découvrir ce qu'un auteur pouvait nous réserver en écrivant autour du sujet des rêves.
Un thème auquel je m'intéresse également, on a tous été intrigué par nos rêves, voulu en savoir la signification, je fais partie de cette dernière catégorie et j'avais même plus jeune au dessus de mon lit un attrape rêves

.

Ici il est question de Janie, qui rentre dans les rêves des personnes qui s'endorment près d'elle.
N'ayant déjà pas une vie simple, elle doit s'assumer seule, travaille dans une maison de retraite en même temps que ses études et doit supporter sa mère alcoolique qui erre comme une âme en peine chez elle, passant du canapé à sa chambre avec pour compagnie ses bouteilles.
Janie ne fait pas que voyager dans les rêves des autres, elle peut y intervenir et appréhender certains évènements  aider ceux qui rêvent à comprendre leurs songes.

Ce qui m'a gêné dans ce roman, j'ai eu ce même problème avec un autre livre, l'auteur donne l'impression que le don de Janie est « normal », comme si c'était d'une banalité affligeante de pouvoir se balader dans les rêves des autres oO, ça me choque un peu que le sujet soit à peine traité on reste en surface alors que le thème utilisé regorge de possibilités !!
Ce qui donne au roman un aspect très jeunesse comme si le fait de creuser les choses allait être trop compliqué, pour moi les éléments ne sont pas traités comme ils devraient l'être, ce n'est pourtant pas les bonnes voies qui manquent, mais l'auteur nous offre des débuts d'intrigue et nous laisse comme ça au bord de la route !!

Les personnages, que ce soit les principaux ou les secondaires, je n'ai  réussi à m'attacher à aucun d'entre eux.
Bien que je salue le courage et la maturité de Janie, je ne me suis pas sentie proche d'eux, même en retrait, comme si je n'arrivais pas à rentrer dans le roman et à les accompagner pendant cette histoire !

J'avoue m'être un peu ennuyée bien que le livre soit assez court, j'ai eu l'impression que je n'arriverais jamais à le finir !!
C'est vraiment dommage je pense que j'aurais vraiment pu adorer si il n'y avait pas eu autant d'invraisemblances, car le sujet me plaisait énormément.

C'est donc une déception, je me sens un peu seule car j'ai vu que pour d'autres il faisait l'unanimité, ça arrive moi je suis peut être passée à coté, peut être que les autres tomes offrent de meilleures perspectives, à voir !!!








vendredi 5 octobre 2012

9 Insaisissable, tome 1 : Ne me touche pas de Tahereh Mafi

 

Publié aux Editions Michel Lafon (Jeunesse)
Date de publication : 04 octobre 2012
Genre : Dystopie, jeunesse
Pages : 376

Quatrième de couverture : 

JE SUIS MAUDITE 
J’AI UN DON

JE SUIS UN MONSTRE 
JE SUIS PLUS FORTE QU’UN HOMME

MON TOUCHER EST MORTEL 
MON TOUCHER EST POUVOIR 

JE VEUX QU’IL ME TOUCHE
IL NE DOIT PAS M’APPROCHER

JE SUIS LEUR ARME 
JE ME VENGERAI

Mon avis : 

S'il y a bien un livre qui a fait parler de lui, tant par sa couverture, qui est au passage juste sublime, que par son contenu, c'est bien INSAISISSABLE !
Je ne lis pas de titres en VO, mais j'avais bien remarqué que ce titre faisait déjà, avant sa traduction en VF, un vrai buzz sur la blogosphère.
En ce moment je suis plus prudente qu'à mes débuts de chroniqueuse, car les livres qui font l'unanimité, dont on parle avec une telle frénésie, me font maintenant un peu peur.
J'appréhende d'être déçue face à un tel engouement de la part des autres lecteurs !

Premier point positif : Pas du tout déçue par ce roman, malgré un léger bémol aussi léger qu'une plume, dont je vous parlerai plus tard dans mon avis :)

Je suis très admirative du talent de cette jeune auteur de 24 ans, Tahereh Mafi, j'ai pris plaisir à découvrir son style d'écriture, un style plein de poésie qui a su m'emporter avec brio.
Un nom à retenir car je pense qu'elle n'a pas fini de nous envoûter avec ses écrits :)
J'étais tellement impatiente de le recevoir, je peux même comparer ce moment de joie à ce petit moment d'excitation du déballage des cadeaux de Noël.
Oui là je laisse parler mon âme d'enfant qui fait encore et j’espère pour toujours, bien partie de moi !

Donc aussitôt reçu, aussitôt commencé, je me suis plongée immédiatement dans ce récit et j'avoue que le début est un peu déroutant, je m'en explique :

Nous faisons la connaissance de Juliette, la protagoniste du roman.
Juliette qui est enfermée depuis 264 jours, sans avoir parlé à autrui, sans aucun contact humain.
Mais Juliette n'a jamais pu toucher quelqu'un, son toucher est mortel et c'est pour cette raison qu'elle est isolée du monde, des siens, des autres.
La chose qui m'a légèrement perturbée au début de ma lecture, c'est l'impression que donne Juliette, elle donne la sensation d'avoir perdu la raison.
Elle pense des choses mais en dit le contraire, elle se répète les mêmes phrases sans cesse !!
Malgré ce début un peu perturbant, je me suis tout de suite attachée à cette jeune femme fragile, on la sent tellement vulnérable dans cet institut psychiatrique que je n’avais qu'une envie : la sortir de cet endroit sordide, la consoler, l'aider !
J'ai aimé qu'au fil du roman, Juliette s'affirme, prenne confiance en elle, se révèle être une jeune femme courageuse.

Juliette nous parle de son monde, dehors tout est dévasté, la nature n'est plus ce qu'elle était, quasi inexistante.
J'aurais aimé que cet aspect du roman soit plus détaillé (peut être suis je trop impatiente et que les détails nous sont réservés dans les prochains tomes ! )
Ce point donne tout de même à réfléchir sur ce que nous faisons de notre planète, sans me donner le rôle de la militante écologique, mais ça fait cogiter !!

Second personnage très important pour cette histoire: Adam, qui entre en scène en rejoignant Juliette dans sa cellule.
Je me suis méfiée de ce personnage pendant tout le roman, j'ai trouvé qu'il avait trop de rôles pour lui tout seul. On fait sa connaissance quand il rejoint Juliette dans sa geôle, on le découvre par la suite en soldat, et simultanément en « sauveur » de cette jeune femme déboussolée par ce qui lui arrive !
Tous ces changements de casquettes m'ont paru douteux et peut être est-ce aussi une question à laquelle je trouverai une réponse dans les prochains tomes ou suis je peut-être trop méfiante ?!
J'ai gardé ces doutes même en refermant le livre j'ai hâte d'obtenir des explications.
Je ne peux écrire cette chronique sans évoquer le personnage qui représente le coté obscur du roman : Warner, vrai psychopathe qui ne recule devant rien pour tenter d'obtenir de Juliette tout ce qu'il veut.
Ce personnage est vraiment bien traité, l'auteur va au bout des choses avec lui et m'a presque fait aimer les moments de folie de ce déséquilibré prêt à tout pour régner en maître sur un monde où règne déjà le chaos.
Alors, à ce moment de mon avis, je dois prendre beaucoup de précautions pour expliquer le bémol dont je vous faisais part au tout début de ma chronique, car ce serait terrible pour moi de spoiler les futurs lecteurs de cette petite merveille et ce serait complètement involontaire de ma part !

Ce qu'on découvre dans la dernière partie du roman m'a vraiment fait penser à une saga de films très connue et Juliette a justement beaucoup de point commun avec une héroïne de ces films, et c'est à ce moment là que l’enthousiasme qui ne m'avait pas quitté depuis le début de ma lecture s'est légèrement estompé, j'avoue que sans cette petite nuance ça aurait été un coup de cœur assuré !!

Ce roman reste à mes yeux un sublime moment de lecture et je suis ravie, flattée que les Éditions Michel Lafon m'aient fait confiance pour cette lecture, un grand MERCI !

Il me tarde de retrouver Juliette pour de nouvelles aventures:)




mardi 11 septembre 2012

5 Phaenix, tome 1 : Les cendres de l'oubli de Carina Rozenfeld

Auteur : Carina Rozenfeld
Editions : Robert Laffon (Collection R)
Genre : Fantastique, Jeunesse
Sortie : 2012
Pages : 432

Quatrième de couverture :

Elle a 18 ans, il en a 20. À eux deux ils forment le Phænix, l'oiseau mythique qui renaît de ses cendres. Mais avant de le devenir, ils devront se retrouver et s'unir dans un amour pur et éternel...
Aujourd'hui, dans le Sud de la France. Anaïa a bientôt dix-huit ans. Elle a déménagé en Provence avec ses parents et y commence sa première année d'université. Passionnée de musique et de théâtre, Anaïa mène une existence normale. Jusqu'à cette étrange série de rêves troublants dans lesquels un jeune homme lui parle et cette mystérieuse apparition de grains de beauté au creux de sa main gauche. Plus étrange encore : deux garçons se comportent comme s'ils la connaissaient depuis toujours... Bouleversée par ces événements, Anaïa devra démêler le vrai du faux, comprendre qui elle est vraiment et qui saura la compléter.

Mon avis : 

Que de mystères se cachent derrière ce titre et cette couverture.
Encore une fois j'ai été séduite par l'atmosphère que dégage cette dernière.
Je me demandais quelle histoire et quel secret pouvait bien dissimuler ce corps nu et couvert de cendres.
Comme tous les premiers tomes, la lectrice que je suis reste impatiente d'avoir le second tome en 2013.

Sur le net, et notamment les réseaux sociaux, on peut parfois lire certaines réticences ou interrogations de certains lecteurs face à l'univers young adult dit un peu trop jeune, je comprends et ne juge pas ce point de vue.
Pour ma part, c'est un des genres, après les Thrillers, qui m'a permis de renouer avec un rythme intense de lecture.
Même si le genre reprend souvent certains codes déjà vus comme le triangle amoureux, je reste très surprise et agréablement d'ailleurs par tous ces romans YA qui offre une belle diversité d'histoires extraordinaires.

J'en profite pour remercier la Collection R et tous ses merveilleux interlocuteurs qui nous permettent de découvrir cette collection que je trouve juste génialissime et avec laquelle pour le moment je n'ai rencontré aucune déception.
Alors juste un grand MERCI !!
Saluons également l'entrée de notre troisième auteure francophone dans la collection R!

Revenons à l’essentiel, l'histoire de Phaenix : décidément en ce moment la musique est présente dans beaucoup de mes lectures et surtout le même instrument : le violoncelle, instrument que je rêve de pouvoir apprendre à exercer.
Ce sont donc deux univers que j'affectionne qui s'unissent pour mon plus grand plaisir!

Nous suivons Anaia, (prénom très original) : personnage principal du livre, qui emménage avec ses parents dans le Sud de la France afin d'y ouvrir des chambres d’hôtes.
On suit Anaia à son entrée en Fac, le théâtre et la musique y sont les matières principales enseignées, un cursus qui lui permettra de mettre ses talents en avant.
Même s'il est toujours difficile de s’intégrer dans une nouvelle école, Anaia relève ce défi haut la main  et se retrouve vite dans un petit groupe d'étudiants sympathiques.
Mais rien n'est jamais parfait, Anaia est perturbée par d'étranges cauchemars et des grains de beauté apparaissent dans la paume de sa main.
Deux jeunes hommes Enry et Eidan vont se rapprocher de la jeune femme, deux caractères et deux physiques diamétralement opposés, la jeune femme va se voir troubler par l’intérêt que lui portent ces deux jeunes hommes.

Même si je peux déjà avouer que ce n'est pas un coup de cœur, j'ai vraiment accroché à ce roman car celui ci regroupe plusieurs thèmes que j'aime       beaucoup personnellement.
J'ai aimé le style fluide de l'auteure on se balade avec légèreté tout le long du roman, ce dernier se lit facilement.
L'auteure intègre des éléments actuels de notre société comme les conversations Facebook qu'entretiennent Anaia et ses ami(e)s, j'ai bien aimé cette idée!

La musique a une part importante dans l'histoire, moi qui suis autant amoureuse des notes que des mots j'en ai été comblée!!
Les sentiments que les joueurs de musique ressentent avec leurs instruments, on peu même parler de relation intense, sont parfaitement retranscris.
La sensation de ne faire qu'un avec son instrument, vibrer au son des notes et entrer en transe ou en communion parfaite avec la musique, toutes ces sensations ont été joliment écrites par l'auteur, on avait même l'impression en lisant ces passages de ressentir nous aussi les émotions du groupe qui jouait.
La playlist qui accompagne le roman regorge de quelques pépites, des titres très connus et d'autres moins mais qui méritent une oreille attentive.

Le sujet du Phénix, j'ai adoré que le roman tourne autour de cet oiseau mythique, ça change des créatures rencontrées habituellement comme les vampires, loup-garou et autres créatures de la nuit.

Alors après avoir lu ma chronique, je pense que certain(e)s vont se poser la question : pourquoi pas le coup de cœur ?????
Je fonctionne avec mes lectures comme avec les sentiments de ma vie quotidienne, si je n'ai pas les petits papillons dans le ventre c'est que la magie n'a pas opéré, mais pour le cas du roman de cette chronique ce n'est pas complètement vrai.
Tout a fonctionné, j'ai été happée par l'histoire, je l'ai lu très rapidement, les personnages, notamment Anaia, m'ont beaucoup plu,  sans oublier la musique qui fait partie intégrante du roman.
Le charme a complètement opéré mais il a manqué quelques petites choses pour déclencher le coup de cœur, j'avoue que je ne suis pas passée loin!

Car le seul et unique bémol que je me permets de noter, ce sont les dernières pages où j'ai trouvé Anaia un peu longue à comprendre ce qui se passait mais c'est en même temps évident car sinon il n'y aurait pas de second tome, mais chuuuut je ne vais pas spoiler, à vous de découvrir cette petite merveille.

L'année 2013 sera sous le signe des seconds tomes de la Collection R !!